Comment se pratique l’ostéopathie ?
La démarche du diagnostic ostéopathique est caractérisée par une tripartition : palpation, étiologie, exclusion. Ce sont trois aspects indissociables et concomitants.
- Diagnostic palpatoire : basé sur l'analyse sensorielle du mouvement des tissus et organes du patient. Le praticien détermine, dans la mesure du possible, les tissus responsables et l'orientation spatiale de cette restriction de mobilité.
- Diagnostic étiopathique : le raisonnement qui prévaut ici est de type « cause-effet ». Il amène l’ostéopathe au mécanisme qui produit les symptômes manifestés par le patient grâce aux données fournies par l’anamnèse et le diagnostic palpatoire.
- Diagnostic d’exclusion : au cours de son examen et de son traitement, l'ostéopathe peut mettre en évidence des affections qui débordent de sa pratique. Il n'est pas compétent pour déterminer l'entité morbide médicale. Sa démarche consiste à rechercher et/ou mettre en évidence les signes cliniques d'alerte.
L'ostéopathie pour QUI ? Pour QUOI ?
L'ostéopathie s'adresse au corps entier. L'action sur ses différents systèmes passe par un lien physiologique majeur : le système nerveux. En effet toutes les techniques ont comme point commun d'émettre des informations aux éléments afférents du système nerveux périphérique et du système nerveux végétatif (sympathique et parasympathique).
Ceci expliquerait pourquoi l'action de l'ostéopathie sur le corps n'est pas locale, mais toucherait l'ensemble de l'organisme. Les techniques ostéopathiques ont ainsi une action bénéfique sur les symptômes d'affections touchant les domaines suivants :
- Le système locomoteur : rhumatismes, lumbagos, entorses, torticolis,...
- Le système viscéral : constipations, diarrhées, ballonnements...
- Le système crânien : céphalées, otites chroniques, vertiges, bourdonnements, sinusites chroniques, coliques du nourrisson, enfants difficiles qui pleurent souvent, insomnie, dyslexie et problèmes liés à l'apprentissage, mémoire, concentration, dépression…